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L'engagement des citoyens dans l'assurance maladie nationale dans les zones rurales de l'ouest du Kenya - P4H Network

L’engagement des citoyens dans l’assurance maladie nationale dans les zones rurales de l’ouest du Kenya

Les Kenyans connaissent l’existence de l’assurance maladie, mais ne lui font pas confiance. La méconnaissance des prestations et le manque de communication ont nui à l’adhésion. Une étude publiée dans le Health Policy and Planning Journal suggère de meilleures explications et des rapports de performance plus clairs pour instaurer la confiance.

De nombreux Kényans connaissent l’existence de leur programme national d’assurance maladie, mais le faible taux d’adhésion suggère un manque de confiance. Cette étude récente menée dans l’ouest du Kenya met en évidence un manque de compréhension des avantages du programme et des inquiétudes alimentées par des reportages négatifs dans les médias.

Cette recherche explore la manière dont l’engagement des citoyens peut améliorer le succès des programmes d’assurance maladie sociale. L’étude s’est concentrée sur les travailleurs ruraux et informels – un groupe démographique clé pour de tels programmes.

Si la plupart des Kenyans interrogés reconnaissent l’existence du Fonds national d’assurance maladie (NHIF), ils n’ont qu’une connaissance limitée de ses services et de la manière de lui demander des comptes. Seuls 11 % des répondants étaient effectivement inscrits.

L’étude a permis d’identifier plusieurs domaines clés à améliorer :

  • Connaissance limitée des prestations : Seul un tiers des personnes interrogées connaissait les services de santé spécifiques couverts par le NHIF.
  • Les médias négatifs ont un impact sur la confiance : Les rapports défavorables des médias sur les performances du NHIF ont érodé la confiance et découragé l’adhésion.
  • Rupture de communication : Presque tous les participants ne savaient pas comment fournir un retour d’information ou déposer une plainte auprès du NHIF.

L’étude recommande une approche à plusieurs volets pour résoudre ces problèmes :

  • Une communication plus claire : Il est essentiel de mieux expliquer les avantages du programme et les modalités d’accès aux services.
  • Des mécanismes de réclamation plus solides : Il est essentiel de créer des canaux accessibles pour obtenir un retour d’information et répondre aux préoccupations.
  • Transparence et rapports de performance : Le partage public des données relatives à la performance des programmes permet d’instaurer la confiance et de démontrer l’obligation de rendre compte.
  • Des messages ciblés : Des supports de communication normalisés et traduits sont nécessaires pour atteindre des publics divers, en particulier les populations rurales.

En donnant la priorité à l’engagement des citoyens et en comblant ces lacunes en matière de communication, le programme national d’assurance maladie du Kenya peut susciter la confiance et obtenir une plus large adhésion, en particulier parmi ceux qui sont les plus susceptibles d’en bénéficier.

Référence
Beryl Maritim, Adam D Koon, Allan Kimaina, Jane Goudge, L'engagement des citoyens dans l'assurance maladie nationale dans les zones rurales de l'ouest du Kenya , Oxford University Press : École d'hygiène et de médecine tropicale de Londres