La poursuite de la croissance économique est depuis longtemps la pierre angulaire de l’élaboration des politiques, mais des preuves de plus en plus nombreuses suggèrent que, dans les pays à revenu élevé, l’expansion continue du PIB pourrait ne pas être durable sur le plan environnemental, bénéfique sur le plan social ou même réalisable sur le plan économique. Dans leur étude publiée dans The Lancet Planetary Health, Giorgos Kallis, Jason Hickel, Daniel W. O’Neill et leurs collègues explorent le domaine émergent de la recherche post-croissance, qui préconise de passer de la croissance du PIB au bien-être humain dans les limites de la planète.
L’étude examine les principales avancées, notamment les modèles macroéconomiques écologiques qui envisagent des économies stables sans croissance, les politiques qui réduisent la dépendance économique à l’égard de la croissance et les systèmes d’approvisionnement qui améliorent le bien-être tout en limitant l’utilisation des ressources. Malgré des progrès significatifs, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne les dimensions politiques de la transition vers des sociétés post-croissance et la nécessité de repenser les relations globales entre le Nord et le Sud. Alors que les crises écologiques s’intensifient, cette recherche apporte un éclairage essentiel sur la création de systèmes économiques durables et équitables qui donnent la priorité à la santé humaine et planétaire plutôt qu’à une expansion sans fin.