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La République tchèque envisage de fusionner les assureurs maladie dans un contexte de difficultés financières persistantes - P4H Network

La République tchèque envisage de fusionner les assureurs maladie dans un contexte de difficultés financières persistantes

Le gouvernement tchèque envisage de fusionner les caisses d’assurance maladie afin d’améliorer l’efficacité et de relever les défis financiers du système de santé publique, mais les parties prenantes avertissent que cette approche pourrait ne pas résoudre des problèmes structurels plus profonds, tels que les déficits et les inefficacités persistants. Face à l’augmentation des coûts des soins de santé et à la pression exercée sur le système, les appels à des discussions plus larges sur le financement et les augmentations potentielles de revenus se font de plus en plus pressants.

Le gouvernement tchèque étudie la possibilité de fusionner certaines de ses caisses d’assurance maladie dans le but d’améliorer l’efficacité et de résoudre les problèmes financiers du système de santé publique. Le ministre de la santé, Vlastimil Válek (TOP 09, PPE), soutient que la structure actuelle, qui comprend sept caisses d’assurance maladie, n’est pas viable pour les 10 millions d’habitants du pays. Il pense que cinq fonds permettraient une meilleure gestion financière, arguant que les assureurs ayant moins de 500 000 clients rencontrent des difficultés dans leur contrôle financier.

La proposition de M. Válek intervient dans un contexte d’élections législatives imminentes, ce qui accroît les enjeux politiques de ce débat. Il a indiqué que deux fonds sont particulièrement mal gérés et devraient être fusionnés pour améliorer leur viabilité. De récents changements réglementaires ont facilité la fusion des assureurs, qui n’ont plus besoin que de l’approbation de leur conseil d’administration et du ministère de la santé, au lieu de devoir démontrer leur défaillance financière sur six mois et d’obtenir l’approbation du ministère des finances.

Toutefois, diverses parties prenantes mettent en garde contre l’idée que la consolidation seule résoudra les problèmes structurels plus profonds auxquels est confronté le système de santé. Martin Balada, président de l’Association tchèque d’assurance maladie, souligne que toutes les caisses d’assurance maladie sont actuellement déficitaires, le déficit total ayant atteint 8 milliards de couronnes tchèques (320 millions d’euros) l’année dernière. Il note que si certains fonds ont utilisé des réserves pour couvrir les déficits, le déséquilibre global entre les recettes et les dépenses persiste et s’aggravera si les tendances en matière de dépenses ne sont pas contrôlées.

M. Balada met en garde contre le fait qu’une réduction du nombre d’assureurs pourrait diminuer la concurrence, qui est essentielle pour négocier efficacement les coûts des soins de santé. Au lieu de se concentrer uniquement sur les fusions, il préconise d’améliorer l’efficacité du système et de réévaluer les politiques de remboursement de l’État, qu’il juge trop généreuses. L’appel à la réforme intervient dans un contexte d’augmentation rapide des coûts des soins de santé en République tchèque, où les dépenses ont plus que doublé en un peu moins de dix ans. Le système public d’assurance maladie, qui impose des cotisations aux citoyens, vise à négocier des prix raisonnables avec les prestataires de soins de santé dans un cadre réglementaire rigide. Les détracteurs du système affirment qu’une réglementation excessive entrave la capacité des assureurs à fonctionner efficacement, soulignant la nécessité d’un débat plus large sur le financement de la santé publique et les augmentations potentielles de revenus pour garantir la viabilité à long terme des services de soins de santé.

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