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Erythrée - P4H Network
Current Health Expenditure (CHE) as % Gross Domestic Product (GDP)3.9%CHE/GDP
Out-of-pocket (OOPS) spending as % of Current Health Expenditure (CHE)54.3%OOP/CHE
Domestic General Government Health Expenditure (GGHE-D) as % General Government Expenditure (GGE)2.4%GGHE-D/GGE
Gross Domestic Product (GDP), in constant (2020) US$ in millions (M), billions (B), or trillions (T)2BGDP (USD)
Population in thousands (K), millions (M) or billions (B)3.4MPopulation
Le système de santé de l’Érythrée a subi d’importantes transformations depuis son indépendance de l’Éthiopie en 1993. Le gouvernement a donné la priorité à la reconstruction des services de soins de santé primaires et à l’élargissement de l’accès aux services, avec des améliorations notables en matière de santé maternelle et infantile, de contrôle des maladies infectieuses et de couverture vaccinale. Historiquement, le financement des soins de santé en Érythrée a été principalement soutenu par le financement du gouvernement, l’aide des donateurs et les paiements directs des ménages[1].[1] Cependant, le système a dû faire face à des ressources financières limitées, compte tenu de la situation économique difficile du pays, aggravée par les sanctions économiques internationales.

Obstacles au financement durable de la santé

Plusieurs défis empêchent le financement durable de la santé en Érythrée.

  • Des ressources financières limitées : Le pays dépend encore largement du financement extérieur et du soutien des donateurs, qui peuvent être imprévisibles. En 2021, les ressources externes représentaient environ 29,3 % des dépenses courantes de santé (DCS) et, la même année, le gouvernement a alloué 2,4 % de ses dépenses générales à la santé[1].[1] Ce pourcentage est nettement inférieur à l’objectif de 15 % fixé à Abuja et figure parmi les plus bas d’Afrique. L’économie du pays a été affectée par des conflits prolongés, des sanctions et des niveaux de revenus faibles, qui limitent l’assiette fiscale et entravent encore davantage la capacité du gouvernement à allouer des ressources suffisantes au secteur de la santé.
  • Paiements élevés de la part des patients : Une part importante (49,5 %) de l’EMC provient des dépenses directes, ce qui peut entraîner des inégalités dans l’accès aux soins et des dépenses catastrophiques potentielles.

Politiques de couverture sanitaire universelle

L’Érythrée s’est efforcée de faire progresser la couverture sanitaire universelle par le biais de diverses politiques et initiatives.

  • Soins de santé primaires: Le gouvernement a adopté une approche de soins de santé primaires comme stratégie principale pour améliorer l’accès à la santé et les résultats. Ce modèle met l’accent sur les services de proximité et a permis d’élargir considérablement l’accès aux soins de santé depuis l’indépendance.
  • Cadre de coopération en matière de partenariat stratégique: Lancé en 2016, ce cadre vise à renforcer les systèmes de santé et à améliorer la qualité des services en collaborant avec des partenaires multilatéraux et bilatéraux.
  • Intégration des contributions des donateurs dans le budget national : Cela permet de mieux coordonner les ressources extérieures avec les priorités nationales.

Références

[1] Organisation mondiale de la santé, Base de données sur les dépenses mondiales de santé, Profil des dépenses de santé (choisir un pays)